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Licence III, Licence IV, Petite Licence Restaurant, Licence Restaurant : tableau comparatif complet 2026

Article publié le : 09/06/2026


Vous ouvrez un bar, un restaurant, un hôtel avec service de boissons ou un concept mixte ? Entre licence III, licence IV, petite licence restaurant et licence restaurant, l’erreur est fréquente… alors qu’elle peut retarder votre ouverture ou compliquer votre exploitation. Le cadre légal repose notamment sur le Code de la santé publique, en particulier les articles L.3331-1 et suivants, qui distinguent les licences selon le type d’établissement, les boissons servies et les conditions de vente. Nous vous aidons à comparer les 4 régimes en un coup d’œil, à comprendre les cas concrets et à sécuriser vos démarches.

En 30 secondes : il existe plusieurs licences car la loi distingue le débit de boissons (bar, pub, café, activité de boissons autonome) et l’activité de restaurant (alcool servi à l’occasion des repas, comme accessoire de la nourriture). En pratique :

  • Licence III : pour un débit de boissons sans spiritueux.
  • Licence IV : pour un débit de boissons avec tous alcools, y compris cocktails et spiritueux.
  • Petite licence restaurant : pour servir vin, bière, cidre… pendant les repas.
  • Licence restaurant : pour servir tous alcools, mais uniquement à l’occasion des repas.

Mini-résumé à citer : la licence III et la licence IV concernent les établissements dont l’activité relève du débit de boissons. La petite licence restaurant et la licence restaurant concernent l’alcool servi comme accessoire des repas. Le bon choix dépend donc à la fois des boissons proposées et du moment où vous les servez.

Bon à savoir : la licence restaurant autorise la vente d’alcool uniquement à l’occasion des repas. Si votre activité principale devient le service de boissons en dehors de cette logique, le régime applicable peut basculer vers une licence de débit de boissons.

Tableau comparatif des licences alcool en 2026

Critères Licence III Licence IV Petite Licence Restaurant Licence Restaurant
Boissons autorisées Groupes 1 et 3 uniquement. Toutes les boissons autorisées : groupes 1, 3, 4 et 5. Groupes 1 et 3 uniquement. Toutes les boissons autorisées : groupes 1, 3, 4 et 5.
Sur place / à emporter Consommation sur place ; vente à emporter possible pour les boissons correspondant à la licence. Consommation sur place ; vente à emporter possible pour les boissons correspondant à la licence. Alcool servi à l’occasion des principaux repas et comme accessoire de la nourriture ; à emporter selon le cadre applicable. Alcool servi à l’occasion des principaux repas et comme accessoire de la nourriture ; à emporter selon le cadre applicable.
Type d’établissement Bar, café, pub, brasserie sans spiritueux. Bar à cocktails, pub, discothèque, établissement avec spiritueux. Restaurant ou activité assimilée servant boissons fermentées pendant les repas. Restaurant ou activité assimilée servant tous alcools pendant les repas.
Prix moyen d’acquisition Très variable ; peut nécessiter achat ou cession selon disponibilité locale. Très variable ; marché souvent tendu selon la commune, la rareté et l’attractivité de la zone. En pratique gratuite à la création. En pratique gratuite à la création.
Conditions de transfert Encadrées ; selon translation/transfert et contraintes locales. Encadrées ; transfert soumis à règles départementales et décisions administratives. Pas de marché de transfert comparable aux licences III/IV. Pas de marché de transfert comparable aux licences III/IV.
Conditions d’obtention Déclaration + permis d’exploitation + disponibilité selon quota communal. Déclaration + permis d’exploitation + achat/transfert dans la majorité des cas. Déclaration + permis d’exploitation pour l’exploitation sur place du restaurant. Déclaration + permis d’exploitation pour l’exploitation sur place du restaurant.

Micro-légende : le groupe 1 vise les boissons sans alcool. Le groupe 3 couvre notamment les boissons fermentées non distillées comme le vin, la bière, le cidre et certaines liqueurs de fruits. Les groupes 4 et 5 incluent les spiritueux et alcools forts.

Version mobile : lecture rapide par licence

  • Licence III : débit de boissons, groupes 1 et 3, sans spiritueux, création limitée selon la commune.
  • Licence IV : débit de boissons, tous alcools, souvent à acheter ou transférer, prix très variable.
  • Petite licence restaurant : restaurant, groupes 1 et 3, uniquement pendant les repas, généralement gratuite.
  • Licence restaurant : restaurant, tous alcools pendant les repas, généralement gratuite.

Détails utiles à retenir :

  • La licence III et la licence IV relèvent du débit de boissons à consommer sur place.
  • La petite licence restaurant et la licence restaurant supposent que l’alcool soit servi à l’occasion des principaux repas et comme accessoire de la nourriture.
  • La création d’une licence III peut être limitée par le quota communal ; la création d’une licence IV n’est en principe pas libre, ce qui explique son coût sur le marché.
  • Les prix de cession d’une licence IV sont très variables selon la tension locale, la commune et la rareté de l’offre. Il faut rester prudent sur toute moyenne nationale.
  • Les contraintes de transfert, de translation et certaines règles locales doivent toujours être validées auprès de la mairie ou de la préfecture.

Bien comprendre la différence entre licence III et licence IV

La différence la plus connue concerne les alcools autorisés. La licence III permet de vendre les boissons des groupes 1 et 3. Elle convient donc à un établissement qui reste sur de la bière, du vin, du cidre et des boissons assimilées. La licence IV, elle, ouvre la vente à tous les alcools autorisés, y compris le rhum, la vodka, le whisky ou les cocktails.

Mais la différence ne s’arrête pas là. En pratique, la licence IV est aussi plus sensible sur le plan économique et administratif, car elle fait souvent l’objet d’un achat, d’une cession ou d’un transfert. Si vous souhaitez approfondir chaque régime, vous pouvez consulter notre dossier sur la licence III et ses règles d’exploitation ainsi que notre guide complet sur la licence IV et ses spécificités.

Cas d’usage concrets : quelle licence pour votre projet ?

J’ouvre un bar à bières

Si vous servez uniquement des boissons relevant des groupes 1 et 3, la licence III peut suffire. C’est le cas d’un bar à bières ou d’un bar à vin sans spiritueux. En revanche, si vous ajoutez des cocktails avec alcools forts ou des spiritueux, vous basculez vers la licence IV.

J’ouvre un restaurant et je veux servir du whisky

Si le whisky est servi pendant les repas, comme accessoire de la nourriture, la licence restaurant est en principe le bon régime. En revanche, si votre établissement développe une vraie activité de bar avant, après ou en dehors des repas, il peut falloir une licence IV. Pour aller plus loin, nous détaillons ce cadre dans notre article sur la licence restaurant et ses conditions d’exploitation.

Je fais table d’hôtes et je souhaite proposer un verre de vin

Dans cette configuration, la petite licence restaurant peut être adaptée si vous restez sur les boissons des groupes 1 et 3 et dans une logique strictement liée au repas. Ce type de situation doit toutefois être bien cadré selon votre configuration réelle. Il est prudent de faire valider le montage auprès de votre mairie ou de la préfecture. Nous revenons en détail sur ce point dans notre article dédié à la petite licence restaurant.

J’ouvre un bar à cocktails

Ici, la réponse est claire : la licence IV est nécessaire, car l’activité repose sur la vente de spiritueux et de cocktails à consommer sur place.

Cas bonus : vente à emporter, épicerie de nuit, caviste, food truck

La vente à emporter d’alcool relève d’un autre régime. Point essentiel : le permis d’exploitation ne s’applique qu’à la consommation sur place. Une activité de vente à emporter, y compris de bière, vin, cocktails ou spiritueux, ne déclenche pas l’obligation de permis d’exploitation à ce seul titre. Si votre projet combine consommation sur place et vente à emporter, il faut distinguer précisément les deux volets.

Cas bonus : hôtel, bar d’hôtel, room-service

Un hôtel-restaurant qui sert des boissons alcoolisées uniquement avec les repas pourra relever d’une licence restaurant. En revanche, un bar d’hôtel ouvert comme un vrai débit de boissons, ou un service de boissons hors logique de repas, peut nécessiter une licence III ou IV selon les alcools servis.

Obtention de la licence : la checklist à suivre

Pour éviter les erreurs, avancez par étapes :

  1. Définir votre activité réelle : bar, restaurant, activité mixte, hôtel avec espace bar, concept saisonnier…
  2. Identifier la licence adaptée selon les boissons servies et le moment de service.
  3. Vérifier la disponibilité de la licence, surtout pour la licence IV et, selon les communes, pour la licence III.
  4. Suivre le permis d’exploitation si votre activité implique de la consommation sur place. Chez nous, la formation initiale dure 20 heures et le permis est valable 10 ans. Vous pouvez préparer votre ouverture avec notre guide complet pour obtenir le permis d’exploitation.
  5. Effectuer la déclaration préalable auprès de la mairie ou, selon les situations, auprès de l’autorité compétente.
  6. Réaliser l’achat, la mutation, la translation ou le transfert si votre licence n’est pas librement créable.
  7. Mettre en place les obligations d’exploitation : affichages, respect des horaires préfectoraux, conformité de l’activité à la licence détenue.

⚠️ Les principaux points de risque sont les délais administratifs, les dossiers incomplets, les incohérences entre l’activité réelle et la licence choisie, ou encore l’anticipation insuffisante d’un achat ou d’un transfert de licence IV.

Transfert, translation, achat : ce qu’il faut anticiper

La question du transfert de licence IV revient souvent, car c’est l’un des sujets les plus sensibles lors d’une ouverture. En pratique, les licences III et IV n’obéissent pas à la même logique que les licences restaurant. Elles peuvent être soumises à des règles de translation au sein d’une commune ou de transfert entre territoires, avec des contraintes locales, des autorisations administratives et parfois une forte tension du marché.

Le prix d’une licence IV dépend donc moins d’un barème officiel que de la rareté locale, de la commune, de l’attractivité commerciale de la zone et des opportunités de cession. Il est préférable d’annoncer une fourchette prudente et locale plutôt qu’un chiffre uniforme. À l’inverse, la petite licence restaurant et la licence restaurant sont plus simples à déclarer et ne fonctionnent généralement pas sur un marché d’achat/cession comparable.

Autre point important : certaines licences peuvent devenir inexploitables ou poser des difficultés en cas d’inexploitation prolongée. Si vous reprenez un établissement, vérifiez toujours la situation exacte de la licence avant signature.

Permis d’exploitation : un point de passage à ne pas négliger

Pour les activités de consommation sur place, le permis d’exploitation reste un passage essentiel. Il permet de sécuriser votre déclaration et de mieux maîtriser les obligations liées à la vente d’alcool. Chez nous, la formation initiale dure 20 heures, puis une mise à jour d’une journée permet de prolonger sa validité au bout de 10 ans. Si vous êtes déjà titulaire d’un ancien permis, vous pouvez aussi anticiper avec notre page dédiée à la mise à jour du permis d’exploitation.

En revanche, pour éviter toute confusion : la vente à emporter seule n’entre pas dans ce cadre. Le permis d’exploitation est lié à l’exploitation d’une activité avec consommation sur place, pas à la simple vente à emporter d’alcool.

Sécurisez votre ouverture avec les bons repères

Choisir entre licence 3, licence 4, petite licence restaurant et licence restaurant n’est pas qu’une formalité : c’est une décision structurante pour votre concept, vos démarches et votre exploitation quotidienne. Si vous préparez une ouverture, une reprise ou un changement d’activité, mieux vaut valider votre situation en amont plutôt que corriger une erreur après coup.

Nous pouvons vous accompagner pour obtenir votre permis d’exploitation, clarifier vos obligations et vous aider à avancer avec une lecture plus sereine de la réglementation. Vous pouvez aussi vous appuyer sur notre dossier comparatif plus détaillé sur les différences entre licence III, licence IV et licences restaurant.

Besoin d’aller plus loin ? Vous pouvez demander à être rappelé par un conseiller, vous inscrire au permis d’exploitation ou préparer votre projet avec une checklist licences adaptée à votre établissement.

illustration Ouverture

OUVRIR SON ÉTABLISSEMENT EN CHR

FORMATIONS OBLIGATOIRES POUR OUVRIR UN ETABLISSEMENT EN CHR

Avant d'ouvrir un établissement dans le secteur des cafés, hôtels et restaurants (CHR), il est indispensable de suivre deux formations obligatoires.
  • Le permis d'exploitation est requis pour toute personne souhaitant vendre de l'alcool à consommer sur place, garantissant une connaissance des règlementations en vigueur.
  • La formation en hygiène alimentaire est obligatoire dès lors que vous manipulez ou servez des produits alimentaires, afin d'assurer le respect des normes sanitaires et de garantir la sécurité de vos clients
DÉLAIS D'ACCES AUX FORMATIONS : Sous réserve de disponibilité, les inscriptions sont ouvertes jusqu'à 24h avant la formation.